Vous pouvez aider vos enfants à améliorer leurs performances scolaires en choisissant bien leurs aliments.  
  • Dès le plus jeune âge, l’école demande aux enfants des efforts importants de concentration et de vitesse de traitement de l’information. Les enfants qui réussissent à rester concentrés, alertes et vifs sont ceux qui obtiennent les meilleurs résultats scolaires. L’hérédité, le milieu social ont une influence sur ces paramètres, mais l’influence la plus grande vient du mode de vie : alimentation, maison hypotoxique (pas de canalisations en plomb, pas d’insecticides, pas de désodorisants d’ambiance…), qualité du sommeil. Dans cet article, LaNutrition.fr vous dit comment optimiser l’alimentation de vos enfants pour les aider dans leur vie scolaire.
 
  • En évitant l’excès de glucides au petit déjeuner Un enfant ne devrait pas aller à l’école l’estomac vide. Mais le petit déjeuner classique est souvent trop riche en glucides d’index glycémique (IG) élevé comme le pain blanc, la confiture, les jus de fruits, les céréales comme les corn flakes, blé soufflé etc. Il n’est pas interdit de donner ces aliments à un enfant, mais certainement pas tous ensemble. Une charge glycémique élevée au petit déjeuner se traduit dans la matinée par un décrochage de l’attention, de la somnolence, de la faim.
 
  • Pour soutenir l’activité scolaire, le petit déjeuner devrait être constitué majoritairement d’aliments à IG bas à modéré comme le pain au levain (plusieurs céréales) ou le muesli, une crêpe au sarrasin, des flocons d’avoine, des fruits entiers. Et surtout sans oublier les protéines : un oeuf, une tranche de jambon, un yaourt au lait ou au soja…
 
  • En augmentant leurs apports en omega-3
    • Les oméga-3 sont des acides gras importants pour le cerveau. On les trouve dans les graines de lin, les noix, l’huile de colza sous forme d’acide alpha-linolénique, et dans les poissons gras sous forme d’EPA et DHA… L’organisme est capable surtout dans les premières décennies de la vie, de convertir l’acide alpha-linolénique en EPA et DHA.
Une nouvelle étude parue dans la revue Nutrients montre que les adolescents qui ont les niveaux sanguins en oméga-3 les plus élevés ont une meilleure vitesse de traitement de l’information que ceux qui ont des niveaux sanguins d’oméga-3 plus faibles.  
  • Les chercheurs ont utilisé les données d’une étude concernant 266 adolescents néerlandais âgés de 13 à 15 ans. Les chercheurs ont prélevé des échantillons de sang pour déterminer l’index oméga-3– une mesure du statut sanguin en oméga-3 d’une personne- et les performances cognitives des adolescents ont été évaluées avec différents tests. L’index oméga-3 représente le taux combiné d’EPA et de DHA et il est exprimé en pourcentage.
  • Les résultats montrent que l’index oméga-3 moyen est de 3,83%, bien en-dessous des valeurs recommandées de 8 à 11%. Pour les chercheurs, cela n’a rien d’étonnant car les étudiants ne consommaient pas ou peu de poissons et probablement peu d’acide alpha-linolénique.
 
  • Les données indiquent que l’index oméga-3 est associé significativement à la vitesse de traitement de l’information. En effet, les étudiants ayant les index oméga-3 les plus élevés avaient de meilleurs résultats au test (Letter Digit Substitution Test LDST). « De plus, les étudiants ayant les index oméga-3 les plus élevés faisaient moins d’erreurs d’omission sur le test d’attention que ceux qui avaient des index oméga-3 plus faibles » expliquent les auteurs.
  • La suite de l’étude permettra de déterminer l’effet de la supplémentation en oméga-3 sur la cognition. « Si l’effet est bénéfique, la supplémentation en oméga-3 serait un moyen facile et peu coûteux d’améliorer les performances scolaires des adolescents » concluent les auteurs.
 
  • les enfants qui manquent d’oméga-3 apprennent moins bien à l’école Pour améliorer le statut en oméga-3 des enfants, on utilise de l’huile de colza pour l’assaisonnement, on leur donne des noix (dans la salade, par exemple) ou des plats avec des noix, et le cas échéant on leur sert une à deux fois par semaine du poisson d’espèces non menacées comme le saumon ou des coquillages. Il est préférable de ne pas donner plus de deux fois de poisson par semaine car au-delà, les bénéfices sont annulés par le risque d’un excès de mercure.
 
  • En limitant le fast-food Dans une étude parue dans la revue Clinical Pediatrics, les chercheurs montrent que les enfants qui mangent fréquemment au fast-food en fin d’école primaire, font moins de progrès scolaires – évalués trois ans après au collège par des tests de lecture, science et maths – que ceux qui ne mangent jamais au fast-food.
  • Les chercheurs ont utilisé les données de la Early Childhood Longitudinal Study-Kindergarten Cohort, une étude qui concerne 11 740 élèves qui étaient à l’école maternelle durant l’année scolaire 1998-1999. Ils ont réalisé des tests de lecture/alphabétisation, mathématiques et sciences dans un premier temps lorsqu’ils étaient en classe de CM2 (en 2004) puis au collège en classe de 4ème (en 2007). En classe de CM2, les élèves ont également répondu à un questionnaire alimentaire pour évaluer leur consommation de fast-food la semaine avant les tests.
  • « Les élèves qui mangent le plus souvent au fast-food (tous les jours ou 4 à 6 fois par semaine) ont eu une progression de leur score aux tests inférieure d’environ 20% par rapport à ceux qui ne mangent pas au fast-food » dit Kelly Purtell, auteure de l’étude
  • Une consommation importante de fast-food ne permet pas d’apporter à l’organisme les nutriments nécessaires impliqués dans le développement cognitif. Une alimentation riche en graisses trans, en produits de dégradation des graisses (liées au chauffage) et en sucre affecterait également la mémoire immédiate et les processus d’apprentissage.
  • Lire : ados : la malbouffe associée à des troubles de l’humeur Il est inutile d’interdire à un enfant d’aller dans un fast-food car cela risque de créer des frustrations et des phénomènes de compensation plus tard. Il suffit de le limiter, par exemple à une ou deux fois par mois. Au fast-food, l’aider à choisir les plats les moins problématiques (voir la sélection par enseigne dans Le Bon choix au restaurant (lire un extrait ICI >>)).
  • En leur donnant des aliments riches en folates La vitamine B9, appelée « folates » dans les aliments naturels se trouve souvent sous forme d’acide folique (synthétique) dans les compléments alimentaires.
  • Selon des résultats parus dans la revue Pediatrics, les adolescents qui consomment le plus de folates sont également ceux qui obtiennent les meilleures notes à l’école.
  • Pour étudier la relation entre la consommation de folates et la réussite des élèves, les auteurs ont suivi 386 adolescents âgés de 15 ans et inclus dans l’European Youth Heart Study.
  • Les résultats montrent que les adolescents qui consomment le moins de folates, qu’importe la catégorie socio-économique à laquelle ils appartiennent, sont ceux qui rencontrent le plus de difficultés à l’école. Leur parcours scolaire est en effet moins brillant que celui des élèves qui consomment le plus de folates.
  • Vous trouverez des folates dans les épinards, les petits pois, les brocolis, les abats, les graines de lin…alors mettez-les au menu ! Voici la liste des aliments les plus riches en folates
  • En faisant attention au manque de fer Le fer est un élément essentiel pour préserver une bonne mémoire. Il permet au sang de transporter l’oxygène pour alimenter les cellules. On sait que les carences en fer ont des conséquences importantes sur le développement neuronal et sur les capacités mentales des nourrissons et des enfants. Des chercheurs ont révélé qu’une simple déficience en fer pouvait entraîner chez les jeunes femmes des problèmes de mémoire. En effet, lors d’examens, les participantes ont répondu à différents tests de mémoire et d’attention. Celles carencées ou déficientes en fer ont mis plus de temps à répondre aux questions et ont fait plus d’erreurs que les femmes en bonne santé. Une simple supplémentation en fer a suffi à ces femmes pour retrouver des performances équivalentes aux autres.
  • Un article paru en août 2005 a d’ailleurs passé en revue différentes études sur la relation entre la nutrition et les facultés d’apprentissage à l’école. Ces différentes recherches prouvent que les enfants avec des insuffisances en fer suffisamment importantes pour engendrer une anémie sont dans une position d’échec scolaire avec un ralentissement des fonctions motrices et mentales. Les adolescents dont la ferritine est inférieure à 12 g/dL sont moins attentifs, traitent moins rapidement l’information, calculent moins bien et ont globalement des scores de QI moins élevés que ceux qui ne sont pas déficitaires en fer.
  • Statistiquement, les déficits en fer concernent plus les jeunes enfants, puis les adolescentes. On peut reconnaître un déficit à la pâleur de l’intérieur des paupières ou encore des ongles. Les aliments les plus riches en fer sont la viande rouge, les abats, les lentilles, les céréales complètes, les mollusques. Voici la liste des bonnes sources alimentaires de fer. A l’inverse, il est déconseillé de donner aux enfants qui n’en manquent pas des aliments enrichis en fer, comme les céréales du petit déjeuner car cela peut conduire à un léger excès de fer.
  • Source d’information : la nutrition
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